
Intérêts intercalaires : ce que coûte vraiment un achat sur plan
Entre la signature et la remise des clés, le prêt se débloque par morceaux et chaque euro versé au constructeur commence à coûter des intérêts avant même le premier remboursement.
Garder la maison après une séparation suppose de racheter la part de l'autre, une opération qui repose presque toujours sur un nouveau crédit immobilier.

Lors d'une séparation, garder le logement commun suppose de racheter la part de l'ex-conjoint sur ce bien, une somme appelée soulte. Cette opération, distincte d'un simple accord entre les deux parties, repose sur un mécanisme précis, qui implique généralement un notaire et, le plus souvent, un nouveau financement bancaire.
La soulte ne se négocie pas au hasard : elle se calcule à partir de la valeur du bien, du capital restant dû sur un éventuel crédit en cours, et de la quote-part détenue par chacun des ex-conjoints. Une fois ce montant fixé, celui qui conserve le bien doit trouver les fonds nécessaires pour verser cette somme à l'autre.
Ce guide explique comment se calcule une soulte, comment elle se finance, ce qui change pour le crédit immobilier initial en cours, le rôle du notaire dans cette opération, et les points à vérifier avant de s'engager.
La soulte est la somme que verse un ex-conjoint à l'autre pour racheter la part que celui-ci détient sur un bien commun, le plus souvent le logement familial. Cette situation se présente typiquement lorsque l'un des deux souhaite conserver le bien après la séparation, tandis que l'autre accepte de céder sa part en échange d'une compensation financière équivalente à la valeur de cette part.
Le calcul part de la valeur actuelle du bien, généralement établie par une estimation immobilière indépendante des deux parties. De cette valeur est déduit le capital restant dû sur un éventuel crédit immobilier encore en cours, pour obtenir la valeur nette du bien. Cette valeur nette est ensuite répartie selon la quote-part détenue par chacun, souvent à parts égales pour un bien acquis en indivision ou en communauté, ce qui détermine le montant précis que celui qui conserve le bien doit verser à l'autre.
Rares sont les situations où celui qui conserve le bien dispose déjà, sur ses propres ressources, de la somme nécessaire pour verser la soulte. Un nouveau crédit immobilier, parfois appelé prêt de rachat de soulte, finance donc généralement cette opération. Ce prêt fonctionne comme un crédit immobilier classique, avec une étude de capacité d'emprunt et de solvabilité, à la différence près qu'il ne finance pas un nouvel achat mais le rachat d'une part déjà détenue sur un bien existant.
Si un crédit immobilier finançait déjà l'achat initial du bien, ce prêt doit être traité au moment du rachat de soulte. Celui qui conserve le logement reprend généralement seul la charge de ce crédit, ce qui implique une démarche de désolidarisation vis-à-vis de la banque : l'ex-conjoint qui cède sa part est alors officiellement déchargé de toute obligation de remboursement sur ce prêt, sous réserve de l'accord de l'établissement prêteur sur la solvabilité de celui qui reste seul emprunteur. Un compte joint ouvert pendant la vie commune appelle une démarche similaire, à traiter en parallèle : voyez comment se désolidariser d'un compte joint après une séparation.
| Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
| Estimation du bien | Une valeur actuelle est établie, idéalement par un professionnel indépendant |
| Calcul de la soulte | La valeur nette du bien est répartie selon la quote-part de chacun |
| Financement | Un prêt de rachat de soulte finance généralement le versement de cette somme |
| Désolidarisation | L'ex-conjoint qui cède sa part est déchargé du crédit immobilier initial en cours |
| Acte notarié | Le notaire formalise le changement de propriété et le versement de la soulte |
Le déroulement précis varie selon la situation matrimoniale et patrimoniale de chaque couple : un professionnel du droit reste le mieux placé pour en préciser les modalités exactes.
Avant de s'engager dans un rachat de soulte, il est utile de vérifier que le montant du nouveau prêt reste cohérent avec sa capacité d'emprunt une fois seul, sans les revenus de l'ex-conjoint auparavant pris en compte pour le crédit initial. Comparer ce montage avec d'autres solutions, comme un rachat de crédits si d'autres emprunts existent déjà par ailleurs, permet également d'évaluer la solution la plus adaptée à la situation financière globale après la séparation.
Notre méthode. Cet article est rédigé par la rédaction de Banque.fm à partir du cadre réglementaire français en vigueur et des pratiques courantes du secteur bancaire. Les montants et plafonds cités sont ceux fixés par la réglementation ; les taux et tarifs commerciaux évoluent et doivent être vérifiés auprès de l'établissement avant toute décision. Banque.fm publie une information générale et ne délivre ni conseil en investissement, ni recommandation personnalisée.

Entre la signature et la remise des clés, le prêt se débloque par morceaux et chaque euro versé au constructeur commence à coûter des intérêts avant même le premier remboursement.

Une aide versée chaque mois ne pèse pas nécessairement dans le calcul d'un banquier : tout dépend de sa nature et de la stabilité qu'il lui reconnaît.

Emprunter sur un bien qui n'est pas encore vendu suppose d'estimer sa valeur avec prudence : c'est précisément là que se joue le principal risque du prêt relais.