
Taux de crédit immobilier : ce qui fait varier votre offre
Votre profil, l’apport, la durée et les garanties comptent autant que le contexte financier : deux emprunteurs peuvent recevoir des conditions très différentes.
L’établissement ne propose plus de nouveaux financements pour acheter un logement ; tournez-vous vers les prêteurs actifs et comparez leurs conditions complètes.

La réponse pratique est **non** : BoursoBank, anciennement Boursorama Banque, ne commercialise pas de nouveau crédit immobilier. Cette position repose sur une information officielle datée de l’établissement annonçant la suspension de la distribution de prêts immobiliers. Il n’existe donc pas de taux de crédit immobilier Boursorama à solliciter ni de parcours de demande à détailler pour un nouveau projet. Une éventuelle reprise ne pourrait être confirmée que par une nouvelle page produit officielle de BoursoBank, et non par un ancien comparateur ou une simulation conservée en ligne.
Pour financer un achat, une construction ou certains travaux, l’enjeu est désormais de comparer d’autres propositions sur une base strictement identique : même montant emprunté, même durée, même type de garantie et mêmes quotités d’assurance. Le taux nominal compte, mais il ne suffit pas. Le **TAEG** (taux annuel effectif global, l’indicateur qui rassemble les coûts obligatoires connus du crédit) et le coût complet du financement permettent de voir ce que vous paierez réellement. L’assurance emprunteur, les frais et les possibilités de remboursement anticipé peuvent renverser le classement apparent des offres.
Pour un nouveau projet, la réponse est non. La communication officielle datée de BoursoBank relative au crédit immobilier indique une suspension de la distribution. Cela signifie qu’un particulier ne peut pas déposer une nouvelle demande de prêt immobilier Boursorama Banque, obtenir une simulation engageante ou se voir proposer un taux dans ce cadre. Il n’y a donc ni liste actuelle de projets éligibles, ni pièces spécifiques, ni critères d’acceptation publiés à analyser pour une nouvelle souscription. Un prêt déjà signé reste, lui, régi par son contrat : la suspension de la commercialisation ne modifie pas automatiquement ses échéances ou ses garanties.
Si vous recherchiez spécifiquement un prêt immobilier Boursorama parce que vous détenez déjà un compte chez BoursoBank, il faut dissocier les deux sujets. Votre relation bancaire peut simplifier vos habitudes de paiement, mais elle ne remplace pas une offre de financement. Pour votre achat, constituez plutôt un dossier utilisable auprès de plusieurs prêteurs ou intermédiaires. Demandez les mêmes paramètres partout : capital emprunté, durée, type de taux, garantie, répartition de l’assurance entre co-emprunteurs et date de déblocage souhaitée. C’est la seule manière d’obtenir des chiffres réellement comparables.
Comparer une mensualité ou un taux affiché dans une publicité ne suffit pas. Demandez une simulation pour le même projet, avec le même apport, le même montant à emprunter et la même durée. Un écart de durée, même limité, modifie les intérêts totaux ; une assurance calculée sur le capital initial ou sur le capital restant dû ne produit pas le même coût. Pour aller plus loin que le taux nominal, consultez notre méthode pour comparer les taux de crédit immobilier sans se limiter au taux nominal.
| Élément | À exiger dans chaque simulation | Pourquoi c’est déterminant |
|---|---|---|
| Capital et durée | Même montant et même nombre de mensualités | Ils déterminent intérêts et effort mensuel. |
| Taux débiteur | Taux fixe ou variable clairement identifié | Il sert à calculer les intérêts hors assurance. |
| TAEG | TAEG calculé avec les services obligatoires | Il intègre les coûts connus imposés par le prêt. |
| Assurance emprunteur | Quotités, garanties, prime et coût total | Elle peut peser fortement sur le coût final. |
| Garantie et frais | Même mécanisme de garantie si possible | Caution, sûreté et dossier n’ont pas le même prix. |
| Souplesse du contrat | Modulation, report, transfert, remboursement | Ces clauses comptent en cas de revente ou d’imprévu. |
Le TAEG est surtout pertinent à capital et durée identiques. Vérifiez aussi les hypothèses d’assurance et les frais non intégrés lorsqu’ils ne sont pas connus au moment de la simulation.
Le taux débiteur — souvent appelé taux nominal — rémunère le capital prêté et sert à calculer les intérêts. Le TAEG ajoute les frais obligatoires connus pour obtenir le crédit : intérêts, frais de dossier, coût de la garantie lorsqu’il est connu, ainsi que l’assurance si elle est exigée. Il ne résume toutefois pas toute votre décision. Les frais d’acquisition payés au notaire ne sont pas le coût du crédit, et les options réellement facultatives ne se lisent pas toujours dans le TAEG. Le document à examiner est donc aussi le tableau d’amortissement, qui détaille mois par mois le remboursement du capital et des intérêts.
Le « meilleur taux » dépend aussi de votre profil : stabilité et niveau des revenus, apport, reste à vivre — la somme qui demeure une fois les charges payées —, nature du bien, durée souhaitée et garanties d’assurance. Deux ménages empruntant la même somme peuvent donc recevoir des conditions différentes. Les mécanismes qui font évoluer une proposition sont expliqués dans notre dossier sur ce qui fait varier votre offre de taux de crédit immobilier. Vérifiez toujours les chiffres en vigueur au moment où vous déposez votre dossier : les barèmes et les tarifs sont par nature évolutifs.
Le calcul montre pourquoi le coût total doit être décomposé. Pour chaque offre, additionnez au minimum les intérêts, le coût total de l’assurance, les frais de dossier et le coût de la garantie. Comparez aussi la mensualité assurance comprise, car c’est elle qui sortira réellement de votre budget. Une caution peut, selon son mécanisme, prévoir une restitution partielle en fin de prêt ; elle ne doit pas être assimilée automatiquement à une dépense définitive. Lisez le document de garantie et utilisez le montant indiqué dans votre proposition, plutôt qu’une estimation générique.
L’assurance emprunteur prend en charge tout ou partie des échéances si survient un événement couvert, par exemple un décès, une invalidité ou, selon le contrat, une incapacité de travail. Ne retenez pas seulement son pourcentage : vérifiez les garanties, les exclusions, les délais de franchise — la période pendant laquelle l’indemnisation ne commence pas — et la quotité assurée de chaque emprunteur. Vous pouvez choisir une assurance extérieure à celle proposée par le prêteur si son niveau de garanties est équivalent. Le changement d’assurance est possible à tout moment, sans frais, sous réserve de cette équivalence.
Un crédit immobilier accompagne souvent plusieurs changements de vie. Vérifiez donc ce qui se passe si vous revendez, recevez une somme permettant de rembourser une partie du prêt, changez de situation professionnelle ou faites face à une baisse temporaire de revenus. La modulation d’échéances, le report d’une mensualité et le remboursement anticipé sont des facultés contractuelles : leurs limites et leurs éventuels coûts figurent dans l’offre. Le transfert du prêt vers un nouveau bien, parfois appelé portabilité, n’est pas un droit général ; il suppose une clause et l’accord du prêteur. Une clause utile ne compense pas n’importe quel surcoût, mais elle peut avoir une vraie valeur pour un projet mobile.
L’alternative consiste à solliciter plusieurs prêteurs qui distribuent effectivement des crédits immobiliers, directement ou avec l’aide d’un intermédiaire. Il ne s’agit pas de chercher un nom réputé « meilleur », mais de réunir des propositions écrites et comparables. Les prêteurs étudieront généralement l’identité des emprunteurs, les justificatifs de revenus et de charges, les relevés de comptes, l’apport disponible, le compromis de vente ou les devis de travaux, ainsi que les éléments liés à l’assurance. L’accord dépend de l’analyse de l’ensemble du dossier ; aucune simulation, même favorable, ne vaut décision de crédit.
Séparez prix du bien, frais d’acquisition, travaux, apport et montant exact à financer.
Conservez le même capital, la même durée, le même type de taux et la même quotité d’assurance pour tous les interlocuteurs.
Rassemblez revenus, charges, épargne, relevés de compte et document relatif au bien afin d’éviter des simulations fondées sur des informations incomplètes.
Demandez le TAEG, le coût de l’assurance, les frais et le tableau d’amortissement ; ne retenez pas une simple phrase sur le taux.
Additionnez intérêts, assurance, garantie et dossier, puis rapprochez ce total de la mensualité assurance comprise.
Contrôlez la souplesse de remboursement, les garanties d’assurance et les conditions liées à une revente éventuelle.
Un crédit immobilier finance en principe une acquisition ou un projet garanti par le bien, avec une durée adaptée à cet engagement. Pour des travaux de rénovation énergétique, le plan de financement peut aussi intégrer des aides et des prêts spécialisés : comparez le prêt avec le reste à charge dans notre guide pour financer une rénovation énergétique. À l’inverse, un prêt personnel n’est pas un substitut automatique à un crédit immobilier pour acheter un logement : il obéit à d’autres durées, garanties et règles de coût. Sa comparaison requiert également le TAEG et le coût total, comme expliqué dans notre guide du prêt personnel.
Notre méthode. Cet article est rédigé par la rédaction de Banque.fm à partir du cadre réglementaire français en vigueur et des pratiques courantes du secteur bancaire. Les montants et plafonds cités sont ceux fixés par la réglementation ; les taux et tarifs commerciaux évoluent et doivent être vérifiés auprès de l'établissement avant toute décision. Banque.fm publie une information générale et ne délivre ni conseil en investissement, ni recommandation personnalisée.

Votre profil, l’apport, la durée et les garanties comptent autant que le contexte financier : deux emprunteurs peuvent recevoir des conditions très différentes.

À durée, apport et garanties différents, un pourcentage séduisant peut coûter plus cher : comparez l’ensemble des dépenses et l’échéance qui reste supportable.

Un prélèvement mensuel léger peut alourdir la facture finale : confrontez le taux annuel, le temps de remboursement, l’assurance et le total dû.