
Convention IRSA : comment elle accélère votre indemnisation auto
Deux véhicules, deux assureurs, un même accident : c'est un accord discret entre compagnies, invisible pour l'automobiliste, qui accélère tout le règlement.
Après douze mois de contrat, plus besoin d'attendre l'échéance annuelle ni d'inventer un motif : la loi Hamon ouvre la résiliation à tout moment.

Pendant longtemps, changer d'assurance auto en cours d'année a relevé du casse-tête administratif : une date d'échéance à surveiller, un préavis à respecter à quelques semaines près, et un motif légitime à invoquer si l'on voulait sortir plus tôt. La loi Hamon a changé la donne en 2015, en ouvrant un droit de résiliation à tout moment, sans avoir à justifier la moindre raison, dès lors que le contrat a dépassé un an d'existence.
Ce droit reste pourtant sous-utilisé. Beaucoup d'assurés continuent d'attendre leur date d'échéance annuelle par habitude, ou renoncent à comparer les offres parce qu'ils pensent, à tort, devoir invoquer un déménagement, un changement de véhicule ou un autre motif précis pour résilier en cours d'année.
Ce guide explique ce que permet exactement la loi Hamon, à partir de quand elle s'applique, comment résilier concrètement, ce que devient la cotisation déjà versée, le rôle que peut jouer le nouvel assureur dans les démarches, et les précautions à prendre pour ne jamais rouler sans couverture pendant la transition.
Avant cette loi, un contrat d'assurance auto se renouvelait par tacite reconduction, et sa résiliation en cours d'année n'était possible que dans des cas limitativement énumérés : vente du véhicule, déménagement modifiant le risque, changement de situation professionnelle notamment. En dehors de ces cas, il fallait attendre la date d'échéance annuelle et respecter un préavis, sous peine de voir le contrat reconduit automatiquement pour une année de plus.
La loi Hamon a supprimé cette contrainte pour les contrats ayant dépassé un an d'ancienneté. Passé ce délai, l'assuré peut résilier à tout moment, pour n'importe quelle raison ou même sans en donner aucune, simplement parce qu'il a trouvé une offre qui lui convient mieux. Ce droit, prévu par le Code des assurances, ne dépend d'aucune condition liée à un sinistre, un changement de situation ou une quelconque justification à apporter à l'assureur.
Le compteur démarre à la date de première souscription du contrat, pas à sa date d'échéance annuelle. Un contrat souscrit en cours d'année ouvre donc le droit de résiliation libre à sa date anniversaire réelle, et non au 1er janvier ou à une date fixe qui reviendrait chaque année. Il est utile de retrouver cette date précise sur les conditions particulières de votre contrat plutôt que de se fier à un souvenir approximatif.
| Ancienneté du contrat | Motif nécessaire | Moment possible |
|---|---|---|
| Moins d'un an | Oui, motif légitime prévu par la loi ou le contrat | Uniquement dans les cas prévus, sous conditions de délai |
| Exactement un an, à l'échéance annuelle | Non, résiliation classique à échéance | Avec le préavis prévu au contrat, avant la date d'échéance |
| Plus d'un an, à tout moment | Non, aucun motif à donner | N'importe quand, à l'initiative de l'assuré |
La date de départ du délai d'un an est celle de la souscription initiale du contrat, pas celle du dernier renouvellement.
Deux voies existent, et elles ne demandent pas le même effort. La première consiste à écrire directement à votre assureur actuel pour lui notifier votre décision de résilier, sans avoir à vous justifier. La seconde, plus simple en pratique, consiste à souscrire d'abord un nouveau contrat ailleurs et à laisser le nouvel assureur se charger des démarches de résiliation de l'ancien contrat en votre nom, ce que la loi Hamon a expressément prévu pour fluidifier les changements d'assureur.
Elle figure sur les conditions particulières. C'est cette date, et non la dernière échéance, qui détermine si vous avez dépassé le seuil d'un an ouvrant la résiliation libre.
Une fois le nouveau contrat choisi, vérifiez que la date de prise d'effet couvre sans interruption la période qui suit la fin de l'ancien contrat, pour éviter tout trou de garantie.
Envoyez un courrier ou un message à votre ancien assureur en mentionnant simplement votre volonté de résilier au titre de la loi Hamon, sans avoir à motiver votre décision. Si le nouvel assureur s'en charge, transmettez-lui les informations nécessaires pour agir en votre nom.
Gardez l'accusé de réception ou la confirmation d'envoi, qui fera foi en cas de désaccord sur la date effective de réception de votre demande par l'assureur.
L'assureur doit vous confirmer la date à laquelle la résiliation prend effet, généralement un mois après réception de votre demande. Assurez-vous que votre nouveau contrat prend le relais exactement à cette date.
Si vous avez déjà réglé votre cotisation pour une période qui dépasse la date de résiliation, la partie correspondant au temps non couvert doit vous être remboursée au prorata. Ce remboursement intervient normalement dans les semaines qui suivent la résiliation effective. En l'absence de tout remboursement après un délai raisonnable, une relance écrite auprès de l'assureur, puis du service réclamations si nécessaire, permet généralement de débloquer la situation.
Lorsqu'un nouvel assureur se charge des démarches de résiliation à votre place, il a besoin de connaître précisément votre assureur actuel, la référence de votre contrat et sa date de souscription initiale. Cette prise en charge simplifie beaucoup la démarche, puisqu'elle évite d'avoir à gérer soi-même le courrier de résiliation et son suivi. Elle ne dispense toutefois pas de vérifier que la bascule entre les deux contrats se fait sans interruption, ce contrôle restant de votre responsabilité.
Ce mécanisme rejoint, dans sa logique, ce qui existe pour la mobilité bancaire lors d'un changement de banque : un nouvel interlocuteur prend en charge une partie des démarches administratives pour rendre la transition plus fluide, tout en laissant à l'usager la vérification finale que rien n'a été oublié en cours de route.
En cas de blocage persistant, la médiation de l'assurance peut être saisie gratuitement, sur le même principe que la médiation bancaire pour les litiges avec une banque. Elle intervient généralement après une réponse insatisfaisante du service réclamations ou à défaut de réponse dans un délai raisonnable, et permet un réexamen complet du dossier.
Notre méthode. Cet article est rédigé par la rédaction de Banque.fm à partir du cadre réglementaire français en vigueur et des pratiques courantes du secteur bancaire. Les montants et plafonds cités sont ceux fixés par la réglementation ; les taux et tarifs commerciaux évoluent et doivent être vérifiés auprès de l'établissement avant toute décision. Banque.fm publie une information générale et ne délivre ni conseil en investissement, ni recommandation personnalisée.

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L’absence de reste à charge ne vaut pas pour tous les sinistres : lisez les garanties visées et les situations où une somme demeure due.

Une réduction temporaire peut masquer un contrat moins protecteur ou plus coûteux ensuite : relisez les garanties, restes à charge et conditions d’assistance.