
Résilier son assurance auto sans motif : la loi Hamon
Après douze mois de contrat, plus besoin d'attendre l'échéance annuelle ni d'inventer un motif : la loi Hamon ouvre la résiliation à tout moment.
Deux véhicules, deux assureurs, un même accident : c'est un accord discret entre compagnies, invisible pour l'automobiliste, qui accélère tout le règlement.

Après un accident de la route impliquant deux véhicules assurés, l'indemnisation ne dépend pas forcément d'une longue procédure ni d'une expertise systématique. Un accord existe entre la quasi-totalité des assureurs français, la convention IRSA, qui organise entre eux la répartition des responsabilités et le remboursement, indépendamment de la relation entre les deux conducteurs impliqués.
Cette convention reste invisible pour l'automobiliste au moment de l'accident : elle s'applique en coulisses, entre les assureurs, une fois le constat amiable rempli. Son objectif est de simplifier et d'accélérer le règlement, en évitant qu'une procédure judiciaire ne devienne systématique pour chaque accrochage.
Ce guide explique le rôle de la convention IRSA, son lien avec le constat amiable, pourquoi une expertise n'est pas toujours nécessaire, ce qu'elle change pour le bonus malus de chaque conducteur, et ce qu'il faut vérifier de son côté après un accident.
La convention IRSA est un accord conclu entre la quasi-totalité des compagnies d'assurance auto opérant en France, qui organise entre elles la répartition des responsabilités et le remboursement après un accident impliquant plusieurs véhicules assurés. Cet accord s'applique directement entre les assureurs, sans intervention des conducteurs dans son fonctionnement : il s'active automatiquement une fois le sinistre déclaré, sans qu'aucune démarche supplémentaire ne soit nécessaire de la part de l'automobiliste pour en bénéficier. Le niveau de franchise prévu par votre contrat, qu'il s'agisse d'une assurance auto sans franchise ou d'une formule classique, reste quant à lui indépendant de cette convention entre assureurs.
Le constat amiable rempli sur les lieux de l'accident constitue le document de référence sur lequel s'appuient les assureurs pour appliquer les règles de répartition des responsabilités prévues par la convention. Un constat rempli avec précision, avec un croquis clair et des cases cochées correspondant exactement aux circonstances de l'accident, facilite grandement l'application de ces règles et accélère d'autant le traitement du dossier par les deux compagnies concernées.
La convention IRSA prévoit des barèmes de responsabilité applicables à des configurations d'accident types, ce qui permet dans de nombreux cas de déterminer les responsabilités sans recourir à une expertise contradictoire. Cette dernière reste réservée aux situations où les dégâts sont importants, où les circonstances restent contestées entre les parties, ou lorsque le constat amiable ne permet pas de trancher clairement selon les barèmes prévus par la convention.
La part de responsabilité déterminée grâce à la convention IRSA a un effet direct sur le bonus malus de chaque conducteur concerné. Un conducteur reconnu non responsable ne subit généralement aucune conséquence sur son coefficient, tandis qu'un conducteur reconnu responsable, en totalité ou en partie, voit son coefficient évoluer en fonction de cette part de responsabilité, et non simplement du fait d'avoir été impliqué dans l'accident.
Même si la convention IRSA fonctionne entre assureurs sans intervention du conducteur, il reste utile de conserver une copie du constat amiable signé, de photographier les dégâts sur place, et de déclarer le sinistre à son assureur dans le délai prévu par son contrat. Ces précautions, prises du côté de l'automobiliste, facilitent le travail des assureurs et réduisent le risque d'un désaccord ultérieur sur les circonstances de l'accident.
Notre méthode. Cet article est rédigé par la rédaction de Banque.fm à partir du cadre réglementaire français en vigueur et des pratiques courantes du secteur bancaire. Les montants et plafonds cités sont ceux fixés par la réglementation ; les taux et tarifs commerciaux évoluent et doivent être vérifiés auprès de l'établissement avant toute décision. Banque.fm publie une information générale et ne délivre ni conseil en investissement, ni recommandation personnalisée.

Après douze mois de contrat, plus besoin d'attendre l'échéance annuelle ni d'inventer un motif : la loi Hamon ouvre la résiliation à tout moment.

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